En ébénisterie d’art comme dans d’autres domaines, un assemblage très bien ajusté permet de n’utiliser que très peu de colle d’où une performance de collage beaucoup plus importante dans le temps…

Il s’agît de relier 2 pièces de bois entre elles et l’assemblage doit être invisible :

  • Le tenon est la partie mâle : on désépaissit l’extrémité de la traverse pour ne conserver que le tiers central
  • La mortaise est la partie femelle : on évide la pièce de bois avec un bédane ( ciseau à bois spécifique ) à la taille exacte du tenon

Pour les meubles anciens comme pour les sièges anciens, l’assemblage se doit d’être le plus ajusté possible, on utilise la colle que pour fixer et non pour remplir les vides.

Si le tenon n’est pas assez épais, on le ré-épaissit avec un placage ou en collant un massif.

Si le tenon est cassé, on fait une enture ( comme pour une dent sur pivot ) on crée un enfourchement (une mortaise à la base du tenon ) dans laquelle on insère une pièce de bois massif que l’on reforme en tenon une fois collé.

Avec la queue d’aronde, l’assemblage tenon-mortaise est l’un des plus solide de l’ébénisterie traditionnelle.